Village de TANVI : le blog

CONSEIL PRATIQUE N°4

Si les enfants Burkinabés donnent envie de se faire pousser les bras pour pouvoir les serrer tous en une seule fois, nous rappelons que le kidnapping est passible d'une lourde peine de prison, et qu'il est donc fortement déconseillé de céder à la tentation, et d'essayer d'en rapatrier une bonne centaine chez soi!



Par Jérémie KAMINKA.
Photo: Mathias COULOMB.

RETOUR AU BURKINA 30 ANS PLUS TARD

Je quitte ORLY avec appréhension. Comment vais-je retrouver ce pays qui s’appelait encore la HAUTE VOLTA, où j’ai vécu et mis au monde mon fils en 1980.
Un récent séjour à DAKAR me fait craindre le pire!
Premier contact rassurant à l’aéroport; dans un cadre de béton en cours de modernisation, les images se superposent sans grand changement, température, odeurs, joyeux brouhaha, le Mossi, ethnie dominante, est intact, naturellement gentil, calme, chaleureux, aucune tension perceptible ni agressivité...
Je cherche en vain les militaires en armes que j’ai connus jadis. Les femmes toujours toutes en pagne traditionnel m’apparaissent plus présentes et à l’aise dans le dédale des formalités obligatoires et me laissent déjà présager d’une heureuse évolution de leur place dans la société, impression qui se confirmera par la suite même dans les campagnes au sein des villages.



OUAGA m’apparaît moins poussiéreuse malgré une animation toujours si grouillante et pittoresque à la tombée du jour, les larges avenues ont été bitumées, la circulation bien que dense reste fluide…

Par Mariette CLAVIERAS.
Photo: Mathias COULOMB.

CONSEIL PRATIQUE N°3

Il est déconseillé aux voyageurs étrangers de consommer l'eau dite "du robinet".
L'eau minérale locale, la "Lafi", s'imposera vite comme votre meilleure amie.
Vous la chérirez, la promènerez avec vous, dormirez avec elle, et n'hésiterez pas à en boire, même à température ambiante. Les buveurs de thé ne devraient pas se sentir trop dépaysé…
(la Brakina, bière locale, vendue uniquement en bouteilles de 66cl, ne peut en aucun cas être considérée comme un substitut).

Par Jérémie KAMINKA.

LE MIRACLE DE L'EAU

Je savais.
J'avais suivi l'évolution du projet de forage, l'installation de la pompe, l'extraordinaire débit de l'eau, bien supérieur à ce que nous attendions. Et pourtant, lorsqu'après quelques centaines de mètres dans la brousse, au détour d'un arbre à karité, j'aperçois le lieu de l'eau, une boule remonte dans ma gorge. J'ai les larmes aux yeux.



Un groupe de femmes bavarde en riant autour de la pompe. L'une d'elles, vêtue de rose vif, actionne avec vigueur le grand levier pour faire couler le liquide cristallin dans les bidons de plastique jaune.



Mon émotion me coupe les jambes. C'est de la vie qui s'écoule sous mes yeux. De la vie et de la joie.


Par Marie BORREL.
Photos: Mathias COULOMB; Christine BOURGOIS; Pierre jean REY

CONSEIL PRATIQUE N°2

Si les Burkinabés vous expliquent qu'ils aiment "se frotter", ne vous offusquez pas!
Ici, "se frotter" signifie avant tout se confronter, discuter, se rencontrer...
En un mot : "PARTAGER".

Par Jérémie KAMINKA.

PREMIERE JOURNEE A TANVI

A notre arrivée, le conseil est déjà réuni sous le grand figuier. Au centre, le chef du village, assis dans un fauteuil, portant le couvre-chef rouge et jaune des Mossi. Derrière lui, sur des bancs de bois, les membres du conseil. Tout autour, des hommes et des enfants sont installés par terre. En face du chef, des chaises en métal nous attendent. Nous nous asseyons.



La première femme du chef arrive, portant une calebasse remplie d'un liquide couleur d'anis. C'est l'eau de mil, l'eau de bienvenue. La femme se prosterne devant son mari, verse un peu de liquide au sol, comme une offrande à la terre, puis tend le récipient au chef qui y trempe les lèvres. Nous buvons à notre tour. La discussion peut commencer.



Martin, notre correspondant sur place, assure la traduction. Même si le chef parle Français, les échanges doivent se faire dans la langue des habitants du village.



Nous évoquons les problèmes dont nous parlerons plus précisément dans les jours qui viennent : la maison des femmes, le terrain qui sera irrigué pour permettre les cultures… Peu à peu, les femmes nous ont rejoints. Elles ont étalé au sol de grandes nattes colorées sur lesquelles elles ont pris place. Elles participeront aux décisions que nous prendrons, tous ensemble, dans les jours qui viennent…
L'heure est venue d'aller visiter le moulin à mil et le forage. La nuit commence à tomber. Il est déjà temps de partir…

Par Marie BORREL.
Photos: Christine BOURGOIS; Mathias COULOMB.

CONSEIL PRATIQUE N°1

A votre arrivée à l'aéroport de Ouagadougou, quelle que soit votre provenance, vous serez immédiatement sollicité par une galerie de petits revendeurs locaux. Chewing-gum, cigarettes, cartes de téléphone, CD, services en tous genres, vous n'aurez que l'embarras du choix. Alors si le choix vous laisse froid, et qu'il ne vous reste que l'embarras, expliquez simplement pourquoi vous êtes là .
Tanvi… L'association. Et les velléités commerciales cèderont immédiatement la place aux questions, à la curiosité, à la discussion…
Votre première rencontre est là . Souriez… Vous êtes à Ouaga'.

Par Jérémie KAMINKA.

PREMIER CONTACT AVEC L'AFRIQUE

Paris, 29 Octobre 2008. 11:00 du matin.
Il fait froid, gris, un brouillard à couper au couteau. Les gens qui passent ont l'air aussi froid et gris que le temps dehors.
6 heures plus tard, je découvre Ouaga et sa chaleur. Pas seulement celle qui imprégne l'atmosphére.
Je vois des enfants, je les prends en photo et je leur montre mes clichés. Je m'accroupis pour me mettre à leur hauteur et je me retrouve vite sous une grappe d'enfants agglutinés. La température humaine est au top.



Par Catherine BRACQ.
Photo: Mathias COULOMB.