Je quitte ORLY avec appréhension. Comment vais-je retrouver ce pays qui s’appelait encore la HAUTE VOLTA, où j’ai vécu et mis au monde mon fils en 1980.
Un récent séjour à DAKAR me fait craindre le pire!
Premier contact rassurant à l’aéroport; dans un cadre de béton en cours de modernisation, les images se superposent sans grand changement, température, odeurs, joyeux brouhaha, le Mossi, ethnie dominante, est intact, naturellement gentil, calme, chaleureux, aucune tension perceptible ni agressivité...
Je cherche en vain les militaires en armes que j’ai connus jadis. Les femmes toujours toutes en pagne traditionnel m’apparaissent plus présentes et à l’aise dans le dédale des formalités obligatoires et me laissent déjà présager d’une heureuse évolution de leur place dans la société, impression qui se confirmera par la suite même dans les campagnes au sein des villages.



OUAGA m’apparaît moins poussiéreuse malgré une animation toujours si grouillante et pittoresque à la tombée du jour, les larges avenues ont été bitumées, la circulation bien que dense reste fluide…

Par Mariette CLAVIERAS.
Photo: Mathias COULOMB.