En plein conseil sous l'arbre à palabres dans ce village qui semble n'avoir pas bougé depuis la nuit des temps, un portable sonne.
Le chef en grand boubou, sceptre en main, enfourche sa mobylette.
Dernières salutations d'aurevoir, un villageois me demande mon adresse mail.
Anachronismes? Non, c'est le cours normal des choses pour les Burkinabés qui bougent, s'adaptent.

Par Nicole JAMET.