… je croise des centaines d'hommes de femmes et d'enfants qui s'activent infatigablement juste pour pouvoir survivre.
Je n'ai jamais entendu une plainte, j'ai rencontré des sourires, de l'humour, le plaisir de la tchatche, une insatiable envie d'apprendre et d'échanger. Bain quotidien de vitalité et de courage, les burkinabés me rappellent ce qui est essentiel, mes soucis parisiens deviennent absurdes. Paris se chargera de me rendre le poids des milliers d'objets dont on s'encombre, je reprendrai mes mauvaises habitudes.
Pas trop vite j'espère.

Par Nicole JAMET.