Village de TANVI : le blog

LE MANGUIER DE L'AMITIE

L'idée soumise par Jean Luc de planter un arbre devant le moulin à mil a été "adoptée par acclamation".

Ce sera l'arbre de l'amitié entre les villageois et les membres de l'association.

La délibération pour le choix de l'espèce a duré un bon moment, il a été décidé que ce serait un manguier non greffé, qui pousse vite et fera la meilleure ombre pour protéger les femmes qui attendent de moudre leur mil. Aussitôt dit, aussitôt fait, lorsque nous sommes revenus de chez le pépiniériste avec notre petit arbre, les hommes avaient déjà creusé un trou d'un mètre cube.



L'imam, le prêtre catholique et le Naaba ont uni leurs prières et béni le petit manguier.



Désormais nos racines poussent à Tanvi.



Par Nicole JAMET.
Photos: Christine BOURGEOIS.

BIENTÔT, LA MAISON DES FEMMES

A Tanvi, les femmes sont enthousiastes à l’idée de développer des activités artisanales.
L’une d’entre elles a déjà été formée à la couture et doit à son tour enseigner ce qu’elle a appris à deux apprenties. D’autres proposent de se lancer dans le tissage, la confection de savons naturels ou de beurre de karité. D’ici quelques mois, elles disposeront de leur « maison » : un bâtiment où elles pourront installer leur matériel, travailler ensemble et entreposer leurs créations.
Cette maison des femmes se situera près du moulin à mil et du manguier que nous avons planté.



Les plans sont en cours. Elle sera bâtie avec les matériaux naturels du pays (probablement en pierre de latérite (plus d'info ici)), dans le respect des constructions traditionnelles, avec les petits « plus » que peut apporter l'architecture occidentale (et Mr Architecte...).

Concertation, collaboration, échange et écoute mutuelle sont, encore une fois, au cœur de ce projet.

Par Marie BORREL

LAAFI, LA SANTE

Palu, diarhées, problèmes respiratoires et malnutrition font tellement partie du quotidien des villageois de Tanvi, qu'il ne leur est pas venu à l'idée de s'en plaindre auprès de nous.
Avec l'arrivée de l'eau potable du forage, il y a moins d'enfants au ventre gonflé, il nous tarde de mettre en place les cultures pour pouvoir faire reculer et, espérons le, disparaître la malnutrition à Tanvi. Nous avons demandé aux femmes du village s'il y avait des problèmes plus particuliers.
Dès le lendemain, elles s'étaient organisées avec Séraphin pour que soient désignés des responsables par quartiers, chacun devant signaler les cas les plus préoccupants. Ils seront conduits au dispensaire voisin et lorsque qu'une hospitalisation à Ouaga s'avèrera nécessaire, nous serons prévenus, et notre association prendra en charge le déplacement et les frais d'hopitalisation.

Des sous, des sous, il nous faut des sououous!!!

Par Nicole JAMET