Nous avions plusieurs objectifs à mettre en place lors de ce voyage :

Établir le réseau d'eau: Nous avons choisi un type de pompe ayant un potentiel de débit entre 10 à 15 m3 à l’heure, afin de pouvoir stocker suffisamment d’eau durant les six heures d'ensoleillement où la pompe a son rendement maximum (soit 72 m3 en moyenne). Une fois le choix fixé, il restait à la commander et à la mettre en place, ainsi que les bassins d'irrigations et leur mise en eau. Enfin, il fallait construire la borne-fontaine pour l'alimentation en eau potable pour le village. Coût total de cette opération : 4 000 000 F CFA (6 000 €)

Commander la construction du château d'eau : C'est chose faite. Le château d’eau est tout en structure métallique. Il se dressera à 5m de hauteur. Son coût de construction, installation comprise : 3 500 000 F CFA (5 300 €)

Faire partir les premières cultures, pour cela il fallait : Nous devions semer et mettre en pépinière 6 000 épineux pour planter la haie vive tout autour de la clôture de la première parcelle à exploiter. Le repiquage des plants aura lieu aux premières pluies (début mai), tous les 20 cm le long de la clôture. Nous avons fait nettoyer le sol et arracher les grosses souches. Nous l’avons fait enrichir de compost naturel (20 m3). Il sera labouré juste après les premières pluies. Les premières semences, des haricots Niebe sont en cours de préparation. Par leur système foliaire développé, cette plante empêche le lessivage du sol du aux pluies intenses de juillet et août. Cette variété de haricot a la particularité de bien se conserver et de permettre un apport vitaminique important.

Une fois ces premières cultures mises en place, nous procéderons à la plantation de manguiers greffés et de papayers.

Il faut que les travaux d'irrigations soient terminés à la fin de la saison des pluies, soit au 15 septembre afin que le forage prenne le relais. Il nous manque encore 4000 euros pour boucler ce budget. Nous sommes en quête da la moindre rentrée d’argent. Nous avons d'ailleurs ramené de nouveaux objets pour une vente d'été qui aura lieu la dernière semaine de mai, juste avant la fête des mères (une semaine avant sans doute). Nous vous tiendrons au courant en temps utiles de la date et du lieu de cette manifestation.

Je vous laisse imaginer les nombreux échanges que nous avons eus avec le comité des sages, le chef Naaba et les intéressés. Après moult réunions, à la température extérieure de plus de 43° à l’ombre de l'arbre à palabre, nous sommes arrivés à une décision commune. Les travaux ont ainsi été lancés, et leur financement, déjà largement couvert, doit être bouclé dans les semaines qui viennent.

L'association au Burkina En parallèle, la recherche du bureau dans Ouagadougou nous a bien occupés. Nous avons trouvé un local idéal. Il est situé à proximité d'une voie de sortie goudronnée, en direction de Tanvi. Tout neuf, il est adossé à un petit appartement où vivront Salam, sa femme et son enfant. Le bureau dispose d’une cour intérieure où Salam pourra garer notre véhicule, et d’une petite terrasse. Le sol était bétonné et poussiéreux, nous l'avons fait carreler en "carreaux cassé" et nous avons planté un arbre, un manguier. Une table bureau, sur les dessins de Jean-Luc, a été commandée au serrurier. Salam prend son rôle de secrétaire très au sérieux. Il a une foule de petites choses à régler : raccordement du téléphone, branchement de l'eau et de l'électricité, équipement en matériel de papeterie, nettoyage à fond des locaux. Le prix de location est bien sûr conforme à l'estimation budgétaire de 2010.

Le bureau coûte pour l'année : 720 000 F CFA Le salaire de Salam : 480 000 Les charges (Tel/ Elec / Eau/ Fourn/ Entretien) 360 000 ___

TOTAL ANNUEL 1 560 000 F CFA (soit 2 200 €)