Nos fonds personnels étant en baisse, pour la première fois l'association a participé aux frais de notre voyage. Nous sommes partis huit jours consacrant la totalité de notre séjour au village, à l'association au Burkina. Séjournant à l'hôtel OK INN comme d'habitude nous avons profité de la piscine qu'une seule fois 10 mn, c'est dire !


LE BURKINA Le pays reste stable, Blaise Compaoré, le Président, semble plus démocrate pour son pays, l'approche des élections en est, sans doute, la raison. Les devises du pays sont en progression grâce aux différentes mines d'or exploitées par les Canadiens. La capitale est toujours très propre et calme, nous nous sentions en sécurité. Les événements du Mali semblent moins préoccupants, toutefois le gouvernement a déployé une surveillance des frontières du nord accrue et efficace.

LE VILLAGE. Un peu endormis par notre absence nous les avons réveillés avec diplomatie mais efficacité.



LE MOULIN A MIL : Il a 5 ans, le moteur est fatigué, moins puissant, la farine est plus grossière. Il y a donc moins de monde extérieur qui vient moudre leur mil donc moins de rentrées d'argent. Il faut le changer, coût d'un moteur neuf 1 000 €. Le village a pris en compte la moitié du financement, l'auto gestion devient une réalité peut-être. Ils savent qu'au prochain changement ils devront prendre en charge la totalité du coût.


LE FORAGE ET L'EAU Tout fonctionne à merveille, les panneaux solaires marchent à plein rendement, de plus en plus de femmes des villages voisins viennent chercher de l'eau, la caisse de l'eau a récolté plus de 400 €, belle réussite. Les trois bornes fontaines fonctionnent au maximum. Les problèmes de santé des enfants dus à la consommation d'eau polluée sont éliminés. Nous pouvons être fiers des résultats.


LES CULTURES

Un des bassins de rétention fuit et ne peut-être utilisé, les villageois sont donc obligés de ne cultiver qu'une moitié de terrain et donc qu'une moitié de récolte. Monsieur Darga l'entrepreneur qui a effectué les travaux et malgré de nombreux appels de Martin, n'est pas venu réparer. Nous avons pu le voir, je lui ai remonté les bretelles, il m'a juré de faire le nécessaire, nous verrons bien. La récolte d'arachides a un peu donné 100 €. Les Papayers au nombre de 500, problème d'irrigation, un seul bassin permet l'arrosage sur la moitié du terrain, ont donné une première récolte, elle a rapporté 300 €, ils feront trois récoltes plus importantes à la suite. C'est très encourageant sans être un succès total, mais le travail des terres est présent la culture est bio et ils continuent. Comme prévu, nous arrêtons de financer les jardiniers, c'est le village qui, dorénavant, se charge de leurs salaires, c'est positif.



Sur le plan administratif et, vu la réduction des finances, nous avons abaissé le salaire de Martin notre coordinateur à 60 € par mois au lieu de 75 €. Il doit, en outre nous faire un rapport écrit mensuel de la situation du village, par mail, nous attendons le premier rapport.

Par besoin d'économie, (2 000 € par an), nous avons décidé de nous séparer du bureau et de Salam en tant que secrétaire. Il ne va pas très bien, une dépression réelle l'a terrassé et il a besoin de prendre du recul. Nous restons à ses côtés pour l'aider à reprendre pied. Il restera notre chauffeur lors de notre venue. La location du 4x4 a été faible (1 500 €), Salam n'allant pas bien. Il nous a semblé judicieux de lui demander de s'occuper exclusivement de cette location. Il espère y arriver, si ce n'est pas le cas, nous revendrons le véhicule pour nous éviter une charge supplémentaire. Un délai de six mois a été décidé.

Les femmes attendent avec impatience leur Maison, « La Maison des femmes », nous y pensons, bien sûr, mais il faut réunir 30 000 € c'est le coût. Il semble impossible que ces fonds puissent être recueillis par nos seuls membres, il faudrait sensibiliser une fondation d'entreprise, ou une entreprise française qui a des activités en Afrique (Véolia, SFR …). Pour cela nous devons créer un nouveau dossier de présentation du projet, à qui le confier ? Christine, notre secrétaire, nous a quittés, elle est partie vivre vers un pays tout bleu rejoindre son fils. Elle vit désormais en Nouvelle Calédonie. Elle nous a constamment épaulé prenant en charge la création de nos documents et le secrétariat, qu'elle en soit ici sincèrement remerciée. Il nous faut la remplacer, si vous avez des idées elles seront plus que bienvenues.

Pierre-Jean REY. Président de l'Association