Village de TANVI : le blog

CONSEIL PRATIQUE N°11

Nous conseillons vivement aux personnes ayant un métier, des amis ou une famille dans leur pays d’origine, d’opter pour des billets d’avion non-échangeables et non-remboursables.
En effet, les possesseurs de billets « open » seront inévitablement tentés de déplacer leur retour d’une petite semaine…
Puis de dix jours…
Et d’un petit mois…
« Bon allez, six et on en parle plus ! »
« D’accord… Encore juste une année. Mais c’est vraiment parce que vous insistez ! » ;-)

Par Jérémie KAMINKA.

CONSEIL PRATIQUE N°8

SI vous êtes chargé d'écrire des textes pour le blog de l'association, je ne saurais trop vous déconseiller de sortir faire la fête la veille jusqu'à 5h du matin en compagnie des autochtones... Pire que l'angoisse de la page blanche, il y a la migraine de l'écran d'ordinateur.

Par Jéréme KAMINKA

CONSEIL PRATIQUE N°7

Nous rappelons que le kidnapping est toujours un délit grave, et qu’aussi « chou » que soient les petits Burkinabés, il est toujours interdit de les rapatrier dans son pays d’origine…



Par Jérémie KAMINKA.
Photo: Mathias COULOMB.

CONSEIL PRATIQUE N°6

Au début de chaque entrevue avec un chef de village, le Zomkoom, eau de mil traditionnelle de bienvenue (sans colorants ni conservateurs), passera de mains en mains.
Il est fortement déconseillé de refuser d’en boire au moins une gorgée, de vider seul toute la calebasse ou, bien évidemment, de s’en servir comme rince-doigts. Contenant du beurre de karité, le Zomkoom traitera efficacement les lèvres gercées et pourra aussi, pour les plus coquettes, faire office de gloss.

Par Jérémie KAMINKA.

CONSEIL PRATIQUE N°5

Dans chaque pays, il est des mots qui font office de « sésame » et vous ouvrent les cœurs des populations autochtones.
Le mot « football » ainsi que tout le champ lexical correspondant suscitera à coup sûr l’intérêt de votre interlocuteur. Offrez un ballon, des maillots, vous serez applaudi. Jouez vingt minutes, et vous deviendrez une célébrité locale!

Par Jérémie KAMINKA

CONSEIL PRATIQUE N°4

Si les enfants Burkinabés donnent envie de se faire pousser les bras pour pouvoir les serrer tous en une seule fois, nous rappelons que le kidnapping est passible d'une lourde peine de prison, et qu'il est donc fortement déconseillé de céder à la tentation, et d'essayer d'en rapatrier une bonne centaine chez soi!



Par Jérémie KAMINKA.
Photo: Mathias COULOMB.

RETOUR AU BURKINA 30 ANS PLUS TARD

Je quitte ORLY avec appréhension. Comment vais-je retrouver ce pays qui s’appelait encore la HAUTE VOLTA, où j’ai vécu et mis au monde mon fils en 1980.
Un récent séjour à DAKAR me fait craindre le pire!
Premier contact rassurant à l’aéroport; dans un cadre de béton en cours de modernisation, les images se superposent sans grand changement, température, odeurs, joyeux brouhaha, le Mossi, ethnie dominante, est intact, naturellement gentil, calme, chaleureux, aucune tension perceptible ni agressivité...
Je cherche en vain les militaires en armes que j’ai connus jadis. Les femmes toujours toutes en pagne traditionnel m’apparaissent plus présentes et à l’aise dans le dédale des formalités obligatoires et me laissent déjà présager d’une heureuse évolution de leur place dans la société, impression qui se confirmera par la suite même dans les campagnes au sein des villages.



OUAGA m’apparaît moins poussiéreuse malgré une animation toujours si grouillante et pittoresque à la tombée du jour, les larges avenues ont été bitumées, la circulation bien que dense reste fluide…

Par Mariette CLAVIERAS.
Photo: Mathias COULOMB.

CONSEIL PRATIQUE N°3

Il est déconseillé aux voyageurs étrangers de consommer l'eau dite "du robinet".
L'eau minérale locale, la "Lafi", s'imposera vite comme votre meilleure amie.
Vous la chérirez, la promènerez avec vous, dormirez avec elle, et n'hésiterez pas à en boire, même à température ambiante. Les buveurs de thé ne devraient pas se sentir trop dépaysé…
(la Brakina, bière locale, vendue uniquement en bouteilles de 66cl, ne peut en aucun cas être considérée comme un substitut).

Par Jérémie KAMINKA.

CONSEIL PRATIQUE N°1

A votre arrivée à l'aéroport de Ouagadougou, quelle que soit votre provenance, vous serez immédiatement sollicité par une galerie de petits revendeurs locaux. Chewing-gum, cigarettes, cartes de téléphone, CD, services en tous genres, vous n'aurez que l'embarras du choix. Alors si le choix vous laisse froid, et qu'il ne vous reste que l'embarras, expliquez simplement pourquoi vous êtes là .
Tanvi… L'association. Et les velléités commerciales cèderont immédiatement la place aux questions, à la curiosité, à la discussion…
Votre première rencontre est là . Souriez… Vous êtes à Ouaga'.

Par Jérémie KAMINKA.

PREMIER CONTACT AVEC L'AFRIQUE

Paris, 29 Octobre 2008. 11:00 du matin.
Il fait froid, gris, un brouillard à couper au couteau. Les gens qui passent ont l'air aussi froid et gris que le temps dehors.
6 heures plus tard, je découvre Ouaga et sa chaleur. Pas seulement celle qui imprégne l'atmosphére.
Je vois des enfants, je les prends en photo et je leur montre mes clichés. Je m'accroupis pour me mettre à leur hauteur et je me retrouve vite sous une grappe d'enfants agglutinés. La température humaine est au top.



Par Catherine BRACQ.
Photo: Mathias COULOMB.